Comment aborder les fêtes quand on a un cancer du sein : conseils selon les étapes du traitement
Les fêtes de fin d’année sont un moment chaleureux pour beaucoup… mais lorsqu’on traverse un cancer du sein, cette période peut devenir une source d’inquiétude, de fatigue ou de pression supplémentaire.
Entre la gestion des repas, des invitations, des émotions, et la nécessité de respecter son énergie, chaque femme vit les fêtes à sa manière — surtout selon le type de traitement en cours. Pour accompagner celles qui passeront les fêtes en plein parcours de soin, Tatiana Collin, accompagnatrice et coordinatrice du parcours de soin, partage des repères simples et concrets adaptés à trois étapes clés :
- 1. La chirurgie
- 2. La radiothérapie
- 3. La chimiothérapie
Parce qu’on peut vivre les fêtes différemment… et tout de même joliment.
Phase 1 : Après la chirurgie
La chirurgie — qu’il s’agisse d’une tumorectomie, d’une mastectomie ou d’une reconstruction — représente une étape physique et émotionnelle majeure. Les premières semaines demandent beaucoup de douceur : le corps se répare, la mobilité évolue, l’énergie est limitée.
Ce qu’il est conseillé de faire
- Écouter son corps sans culpabilité : la fatigue post-opératoire est normale.
- Simplifier les fêtes : un repas plus court, une soirée en petit comité, un moment au calme après le dessert… tout est permis.
- S’autoriser à déléguer : demander à quelqu’un de cuisiner, de porter les courses, de gérer les déplacements.
- Prévoir un espace refuge : une chambre, un fauteuil isolé, un endroit où se reposer si les émotions deviennent trop fortes.
À éviter ou à limiter
- Porter des charges lourdes (plats, sacs, enfants…).
- Les mouvements brusques ou prolongés du bras du côté opéré.
- S’imposer un rythme “comme avant” : l’objectif n’est pas de tenir, mais de se préserver.
- Les vêtements trop serrés ou irritants au niveau du thorax ou des cicatrices.
Phase 2 : Pendant la radiothérapie
La radiothérapie est un traitement quotidien qui fatigue progressivement et peut fragiliser la peau. Beaucoup de femmes décrivent une fatigue “diffuse”, discrète mais constante, et une sensibilité cutanée qui peut rendre la période des fêtes plus délicate.
Ce qu’il est conseillé de faire
- Anticiper les temps de repos : une sieste avant une soirée peut changer tout le vécu.
- Privilégier des matières douces et respirantes pour éviter les irritations.
- Participer sans excès, en limitant les soirées trop longues ou trop bruyantes.
- Prévoir un programme flexible, sans obligation de rester jusqu’à la fin.
À éviter ou à limiter
- Les pièces surchauffées, qui intensifient les rougeurs.
- L’alcool en quantité, qui déshydrate et fatigue davantage.
- Les déplacements multiples, qui alourdissent les journées.
- Les obligations sociales : aucune fête ne mérite de vous épuiser.
Phase 3 : Pendant la chimiothérapie
La chimiothérapie modifie le goût, l’appétit, l’énergie, mais aussi la tolérance au bruit, aux odeurs et aux microbes. C’est souvent la période où les fêtes peuvent sembler les plus difficiles à vivre — mais pas impossibles pour autant.
Ce qu’il est conseillé de faire
- Être transparente avec ses proches : “Je viendrai peut-être, mais je partirai tôt”, “Je n’aurai peut-être pas d’appétit”…
- Adapter son alimentation : petits repas, textures douces, aliments neutres si les odeurs dérangent.
- Choisir des fêtes en petit comité, à la maison ou chez une personne de confiance.
- Prévoir une “sortie de secours” : possibilité de se retirer, de passer en mode repos ou de rentrer plus tôt.
À éviter ou à limiter
- Les endroits très fréquentés, en pleine période virale hivernale.
- Les repas riches ou très épicés, difficiles à digérer sous chimio.
- Le sentiment de devoir “faire plaisir à tout le monde” : votre santé passe avant tout.
- L’exposition prolongée au froid, qui peut accentuer certains effets secondaires (selon les molécules).
Accepter des fêtes différentes… et en faire quelque chose de doux Certaines années, les fêtes sont lumineuses. D’autres, elles sont douces, calmes, réinventées. Pendant un traitement, il est normal — et même sain — de revoir ses attentes :
- moins de traditions,
- plus de lenteur,
- moins de bruit,
- plus de présence,
- moins de performance,
- plus de sincérité.
Il n’y a pas de “bonne manière” de vivre les fêtes : il n’y a que la vôtre, adaptée à votre corps, votre rythme, votre énergie du moment.
Les conseils de Tatiana pour une fin d’année plus sereine
Pour Tatiana, l’essentiel est simple :
- S’écouter avant tout : le corps parle, et il dit vrai.
- Demander de l’aide : les fêtes ne reposent pas sur une seule personne.
- Accepter les fluctuations : une bonne journée, une pire… c’est normal.
- Conserver ce qui réchauffe le cœur : une musique douce, un film préféré, un chocolat chaud, un appel avec une amie.
Et surtout :“On ne rate jamais les fêtes. On les traverse à sa façon. Et parfois, les plus belles sont celles où l’on choisit ce qui compte vraiment.”
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